visite de l'exposition

Parcours 1

Arbre du soin / Benjamin archiviste

Benjamin a largement contribué à la transmission de ses propres travaux. Les manuscrits qu’il mit à l’abri en les confiant à des amis servirent de réserve à sa pensée et à son œuvre. Dans une lettre à Gershom Scholem de mai 1933, il qualifia d’« arbre du soin » la collection d’écrits qu’il avait transmise à ce dernier.

C’est également avec soin que Benjamin conserva et archiva ses travaux. Le classement de ses papiers, l’établissement de catalogues bibliographiques, de listes de motifs et de livres, ainsi que la collecte d’extraits et de notices mettent en lumière une démarche visant bien plus que le simple inventaire d’un savoir.
Le matériau n’était pas collecté uniquement afin d’être conservé. Il était aussi employé de manière productive pour montrer sa vraie actualité. Benjamin nota en effet : « On se prive soi-même du meilleur à ne réaliser que l’inventaire des trouvailles sans pouvoir désigner dans le sol d’aujourd’hui l’endroit où il conserve l’ancien ».